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Comment obtenir la coopération des enfants

En tout premier lieu vous devez être bien avec vous même. Avoir un travail qui vous plait, avoir du temps pour vous ressourcer, faire un travail sur soi. Sans cela la fatigue, la tristesse et la colère auront toujours raison de vos bonnes résolutions. 

 

Vous êtes maintenant en pleine forme prêt à former votre enfant.

 

Comblez les besoins de vos enfants : nourriture, sommeil, possibilité de bouger, d'apprendre. Donnez de l'amour et du temps de présence réel pour jouer, parler, rire, lire ensemble (au moins 5-10 mn par enfant tous les jours).

 

Ecoutez ses sentiments de tristesse et de colère. Ne jugez pas, ne rabaissez pas ses émotions et ses paroles. Exit le "t'es moche quand tu pleures, pleurer c'est pour les bébé (les filles ?!) "

"t'es pas beau quand tu cris, t'es méchants !"...

Faites lui part de vos propres sentiments. Commencez vos phrases par "je".

 

Exemple : il pleure car il cassé sa biscotte (pour lui c'est hyper important). Vous pouvez lui dire : " je vois que ta biscotte est cassée et ça te rend triste, as tu besoin de moi ?".

Restez à ses cotés, proposez lui un câlin, une caresse si il accepte. Sinon patientez. Proposez votre aide par la suite. "Que veux tu, de quoi as tu besoin ?"

 

Exemple 2 : il se met en colère car vous lui avez repris un objet fragile ou dangereux (votre portable, un couteau...)

Vous pouvez dire : " je vois que tu es en colère car je t'ai repris le couteau, je comprends. As-tu besoin d'un câlin ?". Restez à côté de lui (ou dans les environs) le temps que ça passe.

Une fois la "crise" passée; ne revenez pas sur le sujet qui fâche (au risque de relancer la frustration et la colère). Il est plutôt conseillé d' aller jouer un peu avec votre enfant (quelques minutes) avant de retourner à vos occupations. Un peu plus tard vous pourrez lui expliquer la fragilité de votre portable (votre peur qu' il soit cassé et la tristesse que vous ressentiriez...) et le danger du couteau (la peur de (se) blesser quand votre enfant le prend dans ses mains).

En parallèle rangez tous ce qui peut être dangereux, fragiles ou importants à vos yeux dans un endroit inaccessible pour l'enfant.

Au fur et à mesure apprenez lui à explorer ou se servir des objets en votre présence. Vous pourriez ainsi décrire la forme, la couleur, les sensations au toucher (lisse, rugueux, mou, dur, froid, chaud, tiède...).

 

 

Encouragez le : quelques phrases clés : "tu peux être fier de toi", "tu progresses", "c’était dur et tu y es arrivé"...

 

Évitez le "c'est bien, c'est pas bien": expression du jugement.

Préférez décrire les situations ou vos émotions :

"Je trouve ton idée astucieuse, ton dessin coloré".

"Ton attention me touche, me rend heureuse".

"C'est agréable quand (tu restes calme avec moi)", " j' apprécie quand tu m'aides".

 "Je remarque que tu as pensé à mettre les couverts, as aspiré sous la table, as rangé une chaussure (oui une c'est déjà beaucoup ^^ )"...

 

En version négative :

"Je trouve désagréable quand tu me tapes".

"Je ne me sens pas respecté, quand tu mets des miettes partout sans vouloir ramasser."

"je pers de la confiance en toi quand tu me ments".

"C'est malpoli, les personnes peuvent être vexées et se sentir tristes quand on leur dit des gros mots (quand on ne leur dit pas bonjour)".

 

Le mieux reste de trouver des alternatives positives :

"Ma confiance en toi augmente quand tu me dis la vérité".

"Je me sens respecté et heureux quand tu ramasse les miettes ".

"Je préfère quand on me dit merci ou s'il te plait".

"Mamie est heureuse et trouve très agréable quand tu lui dis bonjour"*

 

*Ne forcez pas un enfant à dire bonjour. Si vous êtes poli, l'enfant le sera naturellement . Ceci étant dit un petit coup de pouce peut aider : en décrivant vos sentiments ou en posant des questions telles que "Comment on demande poliment ?"

"J'aimerai entendre le mot de politesse qui me donne envie de te servir avec plaisir."

 

Un enfant qui ne veut pas dire "Bonjour" a surement sa propre bonne raison (pas en confiance, angoissé, timide ou simplement de mauvaise humeur). L'obliger risque de l’entraîner dans un refus par simple opposition. 

Au fur et à mesure que la politesse est intégrée en grandissant, vous pouvez répondre à l'enfant qui ne veut pas faire une demande respectueuse  :

" Non, je n'ai pas envie de te servir quand ta demande n'est pas respectueuse "

"Dès que tu m'auras demandé poliment je viendrai t'aider".

 

Evitez les étiquettes du genre : mon fils est un paresseux, un colérique, un casse cou... ma fille fait tout le temps sa précieuse...Rien de tel pour renforcer le comportement de l'enfant.

Évitez de parler de l'enfant en mal et de ses comportements désagréables à une autre personne en présence de l'enfant. C'est humiliant pour lui (comme ça pourrait l’être pour nous dans une même situation).

 

Plus vous discutez et réagissez (agacement, colère ou joie excessive) autour d'un comportement plus vous le renforcez.

Le mieux étant de ne pas sur réagir face aux  comportements qui vous déplaisent (on dit ce qu'on pense une fois et basta) et au contraire soulignez les moments positifs. Parlez à votre entourage des points forts et des réussites de vos enfants en leur présence.

 

Pour obtenir la coopération : à adapter en fonction de l' âge et des connaissances de l'enfant.

 

-Expliquez lui les conséquences naturelles de ses actes : quand tu renverses un verre d'eau, tu prends une serviette et tu essuies. Quand tu casses un objet, tu vas chercher le balai (attention le verre ça coupe). Quand tu fais du mal à quelqu'un tu peux lui demander pardon, lui faire un câlin ou dire un mot gentil... 

 

-Utilisez un choix (qui vous convient aussi) : tu préfères te laver* avant ou après manger ? prendre une douche ou au gant de toilette ?

 

* L'hygiène corporelle est importante : elle évite les maladies dues à une augmentation du nombre de microbes. A l'inverse trop d’hygiène entraîne aussi des maladies : l'eau et le savon agresse la peau (surtout les gels douches aux ingrédients douteux cf les ingrédients toxiques) en détruisant le film hydrolipidique de la peau qui protège l'organisme des bactéries. La douche quotidienne n'est pas utile. Un petit passage sur le visage, sous les aisselles, les parties intimes et les pieds (lieux de la transpiration) sont  suffisant. 

 

-Posez des questions: que fait on quand on met des miettes par terre ? 

 

-Utiliser la formule "dès que" ou "quand" à la place du "si".

" Des que tu as rangé tes legos, on ira jouer dehors".

"Quand tu auras fini de nettoyer ce que tu as renversé, on ira lire une histoire."

 

"Dès que tu es prêt** (tu as fini), tu me rejoins. Je t'attends au niveau du portail (de la porte, du début de la rue).

**il faut parfois attendre réellement 5 minutes. Prévoir du temps en plus.

 

-Utilisez le jeu (les défis, la course...) ou l'humour. Fonctionne bien quand le parent est de bonne humeur ;-).

 

-Demandez des solutions (en cas de désaccords) à mettre en commun et choisir la meilleure.

 

Utilisez diverses tactiques. Quand une ne fonctionne pas, changez la.

 

-Parfois attendez un moment et retentez la demande plus tard. Quand l'enfant est contrarié, il ne voudra surement pas coopérer. Il doit d'abord être apaisé.

 

-Faite une demande à la fois : L’enfant ne retient que deux demandes consécutives. Exemple j'aimerai que tu ranges tes chaussures et accroches ton manteau.

Une fois la tache réalisée : tu veux bien ranger ton cartable s'il te plait.

 

- Dire en un mot : quand la règle ou la demande a été faite auparavant et intégrée.

Exemple : Éteindre la lumière quand on quitte une pièce . En rappel : La lumière.

Mettre une casquette au soleil. En rappel : Ta casquette.

 

-Le lâcher prise : moins de règles "de principe", plus de liberté à vos enfants (j'ai dis "plus", pas toutes non plus).

 

Ils ne veulent pas manger le repas que vous venez de préparer.  Ne faites pas un repas exprès pour eux (à moins que ce soit votre kiffe la cuisine). Ne leur proposez pas non plus de remplacer par des chips, gâteaux apéritifs, bonbons ou gâteaux et desserts industriels (ceci pour éviter le surpoids et les problèmes de santé plus tard).  Ils peuvent cela dit manger des biscottes légères (aux châtaignes, sarrasin etc), un fruit, des noix ou des graines ou rien du tout. Ils ne vont pas mourir de faim et se rattraperont au prochain repas. 

 

Laissez les faire leurs propres expériences, erreurs, échecs, chutes, du moment que leur vie n' est pas en danger. (Votre fils de 4 ans jongle avec des couteaux...heu oui la vous pouvez intervenir :-)). Laissez les se salir (c' est bon pour développer le système immunitaire), manger avec les doigts, mettre des choses sales à la bouche (tant que ce n'est pas du poison), marcher pieds nu dehors, ne pas insister pour mettre un manteau quand il fait froid.

Pour ce qui est des chaussures et des manteaux prenez les avec vous avant de partir, l'enfant vous le réclamera de lui même quand il en ressentira le besoin. Seul condition ne pas en avoir fait une affaire d’état juste avant sinon il n’écoutera pas son besoin seulement par esprit d'opposition.

 

Instaurez quelques règles de bien vivre (une dizaine), valables pour toute la famille.

Dans notre famille, par exemple c'est besoin de calme après le repas /faire un jeu calme avec les enfants, respecter l'heure des parents, être poli et bienveillant.

 

Le repas est souvent source d’angoisse : laissez vos enfants manger quand ils ont faim et pas parce que c'est l'heure. Quel est l'intérêt de manger sans faim ou attendre alors que votre ventre cri famine ?

 

Nota bene : manger quand on a faim  ne veut pas dire grignoter* toute la journée.

Il est 11h-15h-18h..., le repas n'est pas encore prêt mais la faim se fait sentir, vous pouvez laisser des choses saines à disposition (légumes crus, fruits, noix etc).

* grignoter : manger des gâteaux industriels, par reflex ou pour s'occuper et non par réel faim.

 

Les légumes sont souvent la bête noir des enfants : vous pouvez les rappez et les incorporez à des pâtes de types cake/quiche/galettes, ça passe souvent mieux. Certains enfants les préfèrent crus en trempette dans de la sauce (une bonne sauce de betterave, un guacamole, ou du houmous au lentilles miam ! La mayo et le ketchup, maison ou bio, ça aide aussi). D'autres enfants réagiront à la présentation dans l'assiette. Sinon il reste du plus classique : purée et soupe. Ne forcez pas, donnez des très, toutes petites quantités (genre une cuillère à café) pour qu'il puisse goûter (au moins ce n'est pas gaspillé si il n'aime pas). Il s'est trop servi ou n' en veut plus, il reste les tup tup ou les poules.

 

Le coucher source de stress numéro 2 : quand ils sont petits (0-2 ans), le mieux est de repérer les signes de fatigue (peut importe l'heure) et de proposez le dodo à ce moment la. En grandissant instaurez une heure de retour au calme dans la chambre. Vous ne pouvez pas forcer un enfant à dormir mais vous pouvez lui proposer un petit rituel pour l'apaiser : jeu calme, histoire ou câlin/ chanson quand on est un peu juste sur le timing. Après les enfants doivent rester dans leur chambre. 

 

Ce qu' on fait dans notre famille et qui fonctionne plutôt bien. 

Nos loulous 5 et 3 ans ont le droit de jouer en silence dans leur chambre le temps de trouver leur sommeil. Ils peuvent sortir pour aller aux toilettes ou boire un coup sans demander "l'autorisation". Ils ont un "bon pour un câlin" à utiliser comme ils veulent (le grand ne s' en sert quasiment plus maintenant, le petit le réclame tous les soirs). Passée l'heure théorique du retour au calme dans la chambre (et en dehors du bon), on ne répond plus à leurs demandes et on ne s'occupe plus d'eux (sauf si grosses douleurs et maladie). Quand ils sortent pour aller jouer ensemble ou font du bruit (non respect de la règle "les parents ont besoin d’être seuls et au calme"), on demande une réparation (souvent rendre un service). C'est efficace et plutôt adapté pour le plus grand (rappelez la règle et la réparation auparavant). Le plus petit c'est moins évident. En dessous de 3/4 ans le mieux reste de les ramener dans leur chambre et/ou rappeler la règle tout en restant zen, notre agacement  ne ferait qu'empirer la situation (c'est le plus dur surtout au bout de la x ème fois). Certains enfants ont parfois besoin de leurs parents pour s'endormir apaisé. Il est surement plus productif de rester 20 minutes à côté de son enfant que de passer deux heures à le remettre dans sa chambre (Niveau énervement et stress + 1000).

 

 

Quand rien ne va, vous sentez la colère arrivée. Exprimez alors vos sentiments : "ça me contrarie (déçois, décourage, me rend furieux ou triste...) que tu gardes tes chaussures pleines de terre dans la maison et que tu ne veuilles pas nettoyer. J'ai besoin que la maison soit propre pour être bien et qu' on respecte mon "travail" !

Ensuite éloignez vous de la source du conflit ("pour le moment je vais aller me calmer ailleurs") et apaisez vous (techniques de retour au calme). Vous pourrez réfléchir et peut être trouver une solution non testée ou demander de l’aide à quelqu’un.

 

Important : vous avez le droit d’être imparfait et c'est tant mieux ! Vous avez le droit de ne pas réussir à vous contrôler et d'exprimer votre colère très fort, de crier ou de dire des choses blessantes. La colère est une émotion humaine (au même titre que la joie). La façon de l' exprimer est une habitude qu' on peut changer. Comme toute nouvelle habitude le chemin peut être long et laborieux. Exprimer sa colère est vraiment important, crier, taper, bouger est acceptable, la diriger vers quelqu’un d'autre l'est moins.

 

Quand vous dérapez, allez voir votre enfant et demandez lui pardon.  C'est important pour qu'il sache que ce n'est pas de sa faute* et que vous l'aimez quand même. Vous lui enseignez par la même occasion que, comme beaucoup de monde, vous avez des faiblesses, des limites et que vous essayez d'y faire face et réparer vos erreurs. En parallèle apprenez à gérer l'expression de vos émotions.

 

 * c'est la faute du comportement qui réveille en vous des sensations/souvenirs douloureux (souvent inconscient).

Dans votre passé, votre enfance, vous avez été blessé (des humiliations, des moqueries, des dénigrements...de vos parents, d'autres adultes, de vos camarades de classes, parfois en pensant pour votre "bien"). Des petites ou des grosses blessures, non complètement guéries (ou pas du tout) que votre cerveau a rangées dans un coin. Vos enfants, inconsciemment, appuient dessus et les réveillent.

 

Pour être plus efficace, l' éducation bienveillante se fait avec le cœur et non la tête. Autrement dis quand vous voulez aider votre enfant à grandir dans le respect des hommes et donc des règles, pensez toujours amour et non attaque. L'enfant est une éponge à émotion, il sent quand vous êtes agacé, stressé. A cela s’ajoutent les neurones miroirs (c'est quoi encore ce truc?) et sans le vouloir vous transmettez votre stress à votre enfant et lui de même. C'est le cercle vicieux (le serpent qui se mord la queue).

D’où l'importance de faire un travail sur vous en amont, de connaitre vos besoins et de les combler.

 

 

En plus :

 

Faire une réunion avec la famille pour discuter de ce qui va et ce qui ne va pas. Rédiger des règles ensemble (avec des dessins pour les plus petits). Discuter des conséquences à appliquer quand les règles/ besoins ou limites ne sont pas écoutés et respectés.

 

Essayez de garder un nombre minimum de règle et rappeler les souvent. 

Renouvelez les réunions régulièrement pour constater les éléments qui fonctionnent ou ceux qui doivent être changés (même les règles ou les conséquences).

 

Idée de conséquences:

Rendre un service (aide aux taches ménagère, au jardin etc).

S'excuser, faire un câlin, dire un mot gentil...

Aider à la réparation ou l'achat d'un objet cassé.

 

Pour continuer :

 

Utilisez des méthodes douces pour gérer les angoisses et divers troubles de vos enfants.

La base est une alimentation saine évitant les sucre blanc, le pain blanc, les céréales ou gâteaux industriels, les sodas et les bonbons. Le sucre et les additifs chimiques entraînent des dépendances, influent sur la concentration (en la diminuant) et l'excitation/ irritabilité (en l'augmentant). A réserver pour le plaisir lors dune occasion particulière ou un week end de temps à autre.

 

Des techniques comme la sophrologie, le yoga, la méditation, l' EFT, adaptés à l'enfant, sont les bienvenues.

 

Pour les soigner : utiliser des huiles essentielles adaptées et justement dosées, l'ostéopathie, la kinésithérapie, l' homéopathie...ou encore le bisous magique (ou l' effet placebo) sur certains bobos ça fonctionne. Les médicaments chimiques apaisent,diminuent les symptômes et soignent c'est indéniable. Ils ont aussi beaucoup d'effets secondaires et intoxiquent petit à petit l' organisme, fatiguent le foie et les reins. Les alternatives (qui soignent et boostent le corps) sont très intéressantes dans de nombreux cas de pathologies. Personnellement quand je peux éviter les médicaments je le fais. Dans certain cas c'est difficilement possible. Agissez comme votre cœur de papa ou de maman vous dicte. 

 

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